La définition la plus simple ? Celle donnée par
Mme Bruntland dans son fameux rapport « Notre avenir à tous » en 1987 :
« assurer un développement qui réponde aux besoins du présent sans
compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs »
!
Un développement économique insoucieux des conséquences de
son activité sur l’environnement et sur la capacité de nos descendants
à poursuivre leur propre progrès technique, humain et social n’est donc
plus d’actualité.
D’abord, les ressources de notre planète
ne sont pas infinies… Aussi, dans cet échange massivement entamé,
depuis l’ère industrielle, avec Dame Nature, essayons d’être un peu
plus sport ! On puiserait le meilleur de ce qu’elle nous offre et nous
lui rendrions le pire : nos rebuts, nos déchets, tout ce qui va la
polluer, la dégrader ? Non, ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui n’est
plus tenable, le développement durable est désormais l’affaire de tous
! Ce qu’on extrait, assurons-nous d’en avoir vraiment besoin et de ne
pas le gaspiller : c’est un enjeu vital de matières premières,
d’énergie, de préservation de notre environnement… Quant à ce qu’on
restitue à Dame Nature : veillons au moins à ce que cela ne l’empêche
pas de pouvoir continuer à fournir ses richesses à nos descendants…
Ensuite, les déséquilibres sociaux, entre le Nord et le Sud notamment,
ne sont pas tenables sur le long terme. L’accès aux besoins de base, le
bien-être et la qualité de vie de chacun doivent constituer un enjeu de
développement à part entière. Cet équilibre social se joue d’ailleurs
également au sein même de chaque pays, y compris dans ceux qu’on dit «
riches ».
Quelques dates-clefs
1972 : 70 pays créent le Programme des Nations Unies pour l’Environnement lors de la Conférence de Stockholm
1987 :
Mme Bruntland, Présidente de la Commission Mondiale sur l’Environnement
et le Développement rend son fameux rapport « Notre avenir à tous »
dans lequel elle définit pour la première fois le concept de «
développement durable »
1992 :
171 pays participent au « Sommet de la Terre » à Rio et adoptent un
plan d’action du développement durable pour le 21ème siècle. Son nom :
« Agenda 21 »
1996 : Premier agenda local en France
1997 : Les premiers objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre sont fixés par le protocole de Kyoto
2003 :
La France décide de favoriser la mise en place de 500 « Agenda 21
locaux » en s’appuyant sur les collectivités locales, les pays ou les
agglomérations
2007 : Les Grenelles de l’environnement fixent des objectifs précis dans un certain nombre de domaines clefs
2008 (janvier) : L’Agglo Perpignan Méditerranée signe un protocole avec JL Borloo, Ministre du développement durable, pour la mise en place d’un Grenelle local
2008 (avril) : L’Agglo lance une démarche « Agenda 21 » locale avec l’ensemble de la population de son territoire.
En savoir plus : L’Archipel des communes n°3 – Spécial Développement Durable